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jeudi 15 juillet 2010

Shoot the shout

Chers Goliopathes de tous horizons,


après le fastidieux choix de votre tenue de carnaval quotidienne, la mise au point de votre coiffure sophistiquée qui, en fin de compte, ressemblera à mon fion après un torchage négligent, l’envoi d’un demi milliers d’indispensables SMS aux autres membres du troupeau, la lecture de leurs pertinentes réponses et autres activités vaines dont vous seuls semblez détenir la profondeur, j’ai bien conscience qu’il ne vous reste pas des masses de temps de cerveau disponible pour répondre à ma sollicitation.

Et pourtant, si vous disposez ne serait-ce que d’une vague émanation de compassion, vous ne saurez pas ignorer la requête d’un pauvre bougre désorienté devant votre comportement. Exactement comme vous pouvez l’être devant une phrase de plus de cinq mots. Surtout s’ils sont bien orthographiés.

Que vous décidiez de faire la fête en plein milieu de semaine à partir de 2h30 du matin, musique à fond et fenêtres ouvertes afin que tout le voisinage profite de la qualité de vos basses, inversement proportionnelle à celle du gloubiboulga sonore dont vous abreuvez vos esgourdes, passe encore. Après tout, il est de notoriété publique que vous êtes de fieffés connards incapables de respecter qui ou quoi que ce soit hormis votre droit inaliénable à vous évader quelques temps de vos sinistres vies de nuisibles pathétiques.

Non, ce qui m’échappe vraiment c’est comment vos cerveaux malades en arrivent-ils systématiquement à associer les termes « fête»  et « hurler comme des macaques affamés devant un inatteignable régime de bananes.»

Déjà, dans les temps reculés où j’allais faire la chouille, j’étais frappé de stupeur devant le spectacle affligeant de mes congénères males ou femelles hurlant des « Youhous », « Wahou » ou autres « BoumBoum tchakalakalaka boum boum » à tour de rôle parce que « c’est la fête ! »

Et aujourd’hui, rien n’a changé. Il semblerait même que le phénomène se soit amplifié si j’en juge l’autre nuit durant laquelle j’ai cru que des voisins avait organisé une séance de fermeture de porte sur couilles.

Pourtant, je vous jure que vous vous trompez, vous êtes dans l’erreur : en aucun cas vos brames ne sont un signe que c’est l’éclate, que c’est trop fun, que vous êtes assis sur le toit du monde et youpi !

De mon point de vue, ça ressemble à de l’auto persuasion, à un flagrant manque d’imagination, à un réflexe pavlovien sans origine précise, retransmis d’abrutis à ahuris comme le témoin d’une profonde débilité transgénérationnelle.

Ou alors il faut me répondre et bien m’expliquer.

Mais il va falloir être convaincant, parce que pour l’instant sur l’échelle de l’évolution, je vous situe entre du gravier de litière et une mycose purulente.

Bien à vous les glands.

vendredi 4 juin 2010

Houlà Hobbes


Si j’en crois ouiouipédia, Thomas Hobbes est un fameux larron. Ultra précoce, malin comme pas deux, capable de mettre une calbote à Descartes et de préparer un bortsch aux myrtilles tout en résolvant une grille de sudoku niveau hardcore.

 

Moi, je me dis qu’il doit quand même y avoir un sacré pacsif de gadjos qui se sont infusés sa vie, son œuvre en quatorze mille volumes, ont minutieusement stabylobossé les passages intéressants, sué eau et eau dans une sorte d’exégèse approfondie pour pondre cette synthèse biographique afin de porter à la connaissance du manant de base les éléments les plus substantifiquement moelleux du père Hobbes.

 

C’est beau.

C’est noble.

C’est tout à leur honneur.

C’est vraiment dommage qu’ils se soient vautrés comme de vieilles estrasses sur un sol crasseux.

 

Parce qu’en vérité je vous le dis, Thomas Hobbes était un sombre couillon et il m’a fallu trois secondes pour le découvrir.

 

En effet les amis, par un après midi pluvieux de novembre, Thomas Hobbes,  pour épater ses amis à la mi-temps de Manchester/Liverpool, a cru bon de sortir cette ineptie «L’homme est un loup pour l’homme »

 

Vertige et consternation Toto !! Tu avais tout faux.

 

Ton esprit soi-disant si brillant n’était pas été équipé du module « logique de base »

 

Pour info, tu aurais eu tout bon si tu avais énoncé une des propositions suivantes :

 

- L’homme est un homme pour l’homme.

- L’homme est un homme pour le loup.

- Le loup est un loup pour le loup.

- Le loup est un loup pour l’homme.

 

Avec ta connerie là, t’as réussi à feinter tout le monde pendant quatre cent ans mais voilà maintenant c’est ter-mi-né. Tu m’as énervé, tu te tais et tu files dans ta chambre.

mercredi 21 avril 2010

Une démonstration qui fait plouf

Untel vous conseillera avec assurance de ne manger que des olives macérées dans du lait de chèvre, tandis qu’Unetelle vous affirmera avec aplomb qu’en vérité rien ne vaut l’ingurgitation quotidienne de 400g d’andouillette d’Aras crue avec un demi raisin.
Pour finir, le blasé de service vous achèvera en vous assénant que le seul régime éprouvé pour vous guider vers la maigreur est le régime nord coréen.

Laissez les stagner dans leur médiocrité crasse, ils ne méritent pas mieux que le sourire méprisant que peut arborer celui qui sait face à l’inculte.

Et ce sourire, vous le devrez à qui hein ? Bande de crapules aux poils drus !
J’espère que vous m’en serez reconnaissants en m’envoyant par tombereaux entiers des photos de vos nichons.

Sauf toi papa. C’est bon, t’es dispensé.

Donc aujourd’hui, c’est «mon conseil minceur : le comment du pourquoi»

1) Le pourquoi.

Regime = Perte de poids.
Faire caca = Perte de poids.

Le constat se pose en fermant les yeux tellement c’est facile : Faire caca = Régime.

2) Le comment.

J’ai testé les deux méthodes les plus évidentes.

La première a consisté à manger pendant une journée quelques légumes vapeurs, un peu de pain, une micro tranche de poisson bouilli avec un zeste de citron et un yaourt allégé.
Poids avant exonération : 100 kilos.
Exonération : une petite crotte de lapin toute sèche qui m’a presque tiré des larmes.
Pois après exonération : 99,95 kilos.
Bilan : 50 grammes de perdus, soit un taux de perte de poids de 0,05%.  Pourri.

La deuxième méthode a consisté à manger le lendemain, quelques frites cuites bien grasses, quelques tranches de rôti, des flageolets nageant dans la sauce dudit rôti, un maxi méga burger arrosé d’un milkshake banane avec des copeaux de chocolats, des frites, un reblochon entier, deux baguettes fraîches, trois litres de soda, des rillettes de canard, des frites, un pot de cancoillotte, une part de flan, une choucroute royale, des frites  et un yaourt allégé.
Poids avant exonération : 107 kilos.
Exonération : un gros bouzon qui pue mais qui fait plèze.
Poids après exonération : 103,5 kilos.
Bilan : 3,5 kilos perdus, soit un taux de perte de poids de 3,27% . Top classe.


Ben voilà, on y est, même si on peut reprocher à ma démonstration d’avoir du transiter par un champ lexical quelque peu sordide, il n’en reste pas moins que la conclusion est implacable :"Pour bien maigrir, il faut s’empiffrer comme un porc."

C’est pas moi qui le dit, c’est les mathématiques !"

mardi 15 décembre 2009

Minute papillon.

J’irai volant sans entraves
Comme un potimarron
Rejoignant son destin
En bas dans la cour.
Haïku du VIè sur la gauche après le fleuriste


Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais en philosophie je suis rien moins qu’un fameux caïd.

Un genre de boss de fin de niveaux auquel tous les Spinoza, Kierkegaard, Kant, Marcel Dib et autres grands penseurs eussent adoré confronter leurs théories s’ils avaient eu connaissance du concept de boss de fin de niveau.

Je peux aisément imaginer la scène où Nietzsche raconterait à ses potos au zinc du Longchamp à Champigny Sur Marne :

- Ca y est les aminches, j’ai fini Critique de la raison pure en mode expert.
J’ai ramé en fin de partie avec le gros Tonton. Mais j’ai trouvé la parade.
En fait, au début, quand il te lance des bombes à fragmentation tautologique il faut déployer un bouclier esthétique transcendantal.
Après quand il essaye de te mettre un coup de sophisme dans la tronche, tu te baisses et lui assènes une exposition des concepts purs de l’entendement au niveau des genoux.
Une fois à terre, tu le finis en lui enfonçant une raison pure dans l’œil.
Attention!! Il faut que sa barre d’énergie soit à moins de 10% sinon il peut encore contrer avec un paralogisme.


Mais je m'éloigne un peu trop de mes moutons, revenons-y sans tarder, ni transition.


Hélas, malgré ma modeste stature de phare intellectuel du monde contemporain, certains mystères me sont encore cachés derrière le lourd voile noir de l’incompréhension.

Par exemple, alors que je suis plutôt un gars ouvert au concept de l’inspiration du moment quant à la répartition géométriques des objets inanimés dans mon espace intime (i.e. je suis légèrement bordélique), je suis au contraire vachement strict, limite obsessionnel en ce qui concerne mes baskets.

Pas mes bottes en croco, pas mes espadrilles, pas mes tongs, ni même mes Stilettos à paillettes quand je fais ma coquine le samedi soir.
Ces pompes là peuvent bien traîner dans l’entrée, dans le bac à légumes, sur la cuvette des gogues ou même dans le salon du voisin, je m’en gratte la quatrième lombaire avec une dent de castor.
Par contre, les baskets c’est niet. Le premier amendement de ma constitution personnelle s’intitule comme suit: «La place des baskets, c’est dans l’armoire à chaussures. Pas d’arrangement.»

Et nous voici donc devant le mystère évoqué plus haut. Il ne s’agit pas de savoir pourquoi je range scrupuleusement mes baskets dans mon armoire à chaussure. Aucune énigme là dedans, je viens de l’expliquer «C’est comme ça et pis c’est tout!»

Non, le vrai casse-tête qui m’a cassé les neurones en huit, c’est de savoir pourquoi j’ai rangé cette putain de montre dans ces putains de baskets.

Tout le week-end que je l’ai cherché cette toquante de mes couilles !

vendredi 30 octobre 2009

Qui est-ce ?

Je m’en souviens comme si c’était cette nuit.

 

Moindre effort pourrait-on dire car c’est effectivement cette nuit que j’ai fait ce rêve où sont apparus dans l’ordre :

 

-         Un ami d’enfance.

-         La maison de vacances de ma jeunesse.

-         Un oncle

-         Mes grands parents décédés

-         Une brouette verte idéale pour faire des courses (de vitesse)

-         Une arrivée triomphale directement en salle de réunion

-         Tous mes collègues actuels dans la salle de réunion

-         Une prise de parole pour signaler aux dits collègues d’attendre 5 minutes que je fasse pipi

-         Une sortie de zboub devant tous ces collègues

-         La réalisation que le lieu n’est pas le plus approprié

-         Un moment d’embarras

-         Une ambiance générale électrique.

-         Un rangement confus du matos

-         Une envie de se cacher sous la moquette

-         Et de ramper dessous pour s’enfuir au plus vite.

-         Un réveil difficile

 

Les esprits les plus pointilleux, même après moult relectures minutieuses, ne pourront qu’agréer l’affirmation suivante : à aucun mention il n’est fait mention de chewing-gum, de bonbons, de crottes de nez ou quoi que ce soit d’autres que l’on puisse mâchonner machinalement.

 

Alors :

 

1)      Comment se fait-il que je me sois réveillé avec la boule Quies, qui était dans l’oreille droite au moment de l’endormissement, dans la bouche ?

2)      Dieu merci, je n’ai pas besoin de dormir avec un bouchon dans le cul.

3)      Je ne vois pas pourquoi je devrais dormir avec un bouchon à cet endroit, mais merci quand même.

4)      Les 2) et 3) étaient très laids.

5)      Bisous ?


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