Bienvenue au bordel

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 15 décembre 2009

Minute papillon.

J’irai volant sans entraves
Comme un potimarron
Rejoignant son destin
En bas dans la cour.
Haïku du VIè sur la gauche après le fleuriste


Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais en philosophie je suis rien moins qu’un fameux caïd.

Un genre de boss de fin de niveaux auquel tous les Spinoza, Kierkegaard, Kant, Marcel Dib et autres grands penseurs eussent adoré confronter leurs théories s’ils avaient eu connaissance du concept de boss de fin de niveau.

Je peux aisément imaginer la scène où Nietzsche raconterait à ses potos au zinc du Longchamp à Champigny Sur Marne :

- Ca y est les aminches, j’ai fini Critique de la raison pure en mode expert.
J’ai ramé en fin de partie avec le gros Tonton. Mais j’ai trouvé la parade.
En fait, au début, quand il te lance des bombes à fragmentation tautologique il faut déployer un bouclier esthétique transcendantal.
Après quand il essaye de te mettre un coup de sophisme dans la tronche, tu te baisses et lui assènes une exposition des concepts purs de l’entendement au niveau des genoux.
Une fois à terre, tu le finis en lui enfonçant une raison pure dans l’œil.
Attention!! Il faut que sa barre d’énergie soit à moins de 10% sinon il peut encore contrer avec un paralogisme.


Mais je m'éloigne un peu trop de mes moutons, revenons-y sans tarder, ni transition.


Hélas, malgré ma modeste stature de phare intellectuel du monde contemporain, certains mystères me sont encore cachés derrière le lourd voile noir de l’incompréhension.

Par exemple, alors que je suis plutôt un gars ouvert au concept de l’inspiration du moment quant à la répartition géométriques des objets inanimés dans mon espace intime (i.e. je suis légèrement bordélique), je suis au contraire vachement strict, limite obsessionnel en ce qui concerne mes baskets.

Pas mes bottes en croco, pas mes espadrilles, pas mes tongs, ni même mes Stilettos à paillettes quand je fais ma coquine le samedi soir.
Ces pompes là peuvent bien traîner dans l’entrée, dans le bac à légumes, sur la cuvette des gogues ou même dans le salon du voisin, je m’en gratte la quatrième lombaire avec une dent de castor.
Par contre, les baskets c’est niet. Le premier amendement de ma constitution personnelle s’intitule comme suit: «La place des baskets, c’est dans l’armoire à chaussures. Pas d’arrangement.»

Et nous voici donc devant le mystère évoqué plus haut. Il ne s’agit pas de savoir pourquoi je range scrupuleusement mes baskets dans mon armoire à chaussure. Aucune énigme là dedans, je viens de l’expliquer «C’est comme ça et pis c’est tout!»

Non, le vrai casse-tête qui m’a cassé les neurones en huit, c’est de savoir pourquoi j’ai rangé cette putain de montre dans ces putains de baskets.

Tout le week-end que je l’ai cherché cette toquante de mes couilles !

vendredi 30 octobre 2009

Qui est-ce ?

Je m’en souviens comme si c’était cette nuit.

 

Moindre effort pourrait-on dire car c’est effectivement cette nuit que j’ai fait ce rêve où sont apparus dans l’ordre :

 

-         Un ami d’enfance.

-         La maison de vacances de ma jeunesse.

-         Un oncle

-         Mes grands parents décédés

-         Une brouette verte idéale pour faire des courses (de vitesse)

-         Une arrivée triomphale directement en salle de réunion

-         Tous mes collègues actuels dans la salle de réunion

-         Une prise de parole pour signaler aux dits collègues d’attendre 5 minutes que je fasse pipi

-         Une sortie de zboub devant tous ces collègues

-         La réalisation que le lieu n’est pas le plus approprié

-         Un moment d’embarras

-         Une ambiance générale électrique.

-         Un rangement confus du matos

-         Une envie de se cacher sous la moquette

-         Et de ramper dessous pour s’enfuir au plus vite.

-         Un réveil difficile

 

Les esprits les plus pointilleux, même après moult relectures minutieuses, ne pourront qu’agréer l’affirmation suivante : à aucun mention il n’est fait mention de chewing-gum, de bonbons, de crottes de nez ou quoi que ce soit d’autres que l’on puisse mâchonner machinalement.

 

Alors :

 

1)      Comment se fait-il que je me sois réveillé avec la boule Quies, qui était dans l’oreille droite au moment de l’endormissement, dans la bouche ?

2)      Dieu merci, je n’ai pas besoin de dormir avec un bouchon dans le cul.

3)      Je ne vois pas pourquoi je devrais dormir avec un bouchon à cet endroit, mais merci quand même.

4)      Les 2) et 3) étaient très laids.

5)      Bisous ?


mardi 6 octobre 2009

Chaud

Brève : "Le prix Nobel de physique a été attribué ce mardi à l'Américano-britannique Charles K. Kao"

En voilà au moins un qui ne s'est pas retrouvé chocolat.

jeudi 2 juillet 2009

Anne n'a rien vu venir.

La soirée se passait plutôt bien, je buvais tranquillou dans mon coin un cocktail Carlos (*) tout en reluquant les zouzes.

Puis, elle s'est mise en tête de venir me faire la conversation. Elle s'appelait Anne.

Au début, je ne comprenais pas spécialement pourquoi elle était venue me voir. Un joli minois, de grands yeux de biches, un sourire franc, radieux et des supers nichons.

Normalement, ce genre de physique envoie les poulettes frayer avecles grands fauves et non pas se compromettre avec un vieux baltringue miteux de seconde zone.

Et puis, j'ai vite entravé. C'est parce que c'était juste une énorme casse couilles que tout le monde, y compris le clebs du videur, avait déjà envoyé paître. Ne s'arrêtant de parler d'elle que pour te permettre de lui poser une autre question sur elle. Enfilant les perles comme le péthomane lache les siennes. Enonçant des lieux communs avec la gravité d'un trou noir dont nulle lumière ne viendrait jamais éclairer la conversation. Son discours pouvait se résumer à "Je trouve que le bien c'est bien, le mal c'est mal. Et puis, je suis super riche"

A un moment, elle me causait d'écologie, je sais plus trop en quels termes mais ça devait être du genre comme quoi elle était trop fan, qu'elle faisait trop attention à bien éteindre les veilleuses de son 4x4, qu'elle avait arrêté les steaks d'ours blancs et que les ballades en forêt c'était son kiff absolu du retour à la nature.

Du coup, j'ai profité d'un moment d'innatention de sa part (elle a respiré) pour placer d'un air innocent : "Ben ouais, trop moi aussi j'aime les forêts. D'ailleurs, je ne connais pas de sensations plus douce que celle de me promener sous les pins parasols de l'immense propriété de mes parents."
- Tu as ta propre forêt ? demanda-t-elle alors d’un ton mi surpris, mi dubitatif.
- Ouaip, mademoiselle. J'ai une grosse pinède Anne. Ca t’intéresse ?

La morale de cette histoire, c'est que des fois même les connes comprennent des jeux de mots foireux.

--------------------------

 

(*) Recette du cocktail Carlos

 

Dans un verre, mettre une dose de jus de papaye. Se mettre un coup de marteau sur le doigt.

Renouveler l’opération trois fois.

 

Dans le même verre, mettre une dose de lait. Renouveler l’opération.

 

Le cocktail Carlos est prêt :

Papaye, ouille !

Papaye, ouille !

Papaye, ouille !

Papaye, ouille !

Lait.

Lait.

mardi 12 mai 2009

Poudre ? Odieux !


Autant prévenir d’emblée, le présent texte dégagera un fort relent de vieux con.
Mais quand la goutte a fait déborder le vase, c’est qu’il faut trouver un récipient plus grand.

Il y a de cela un peu moins de deux semaines et un peu plus qu’une, dix jours en quelque sorte, j’allumais ma télé en espérant tomber sur un épisode de « Oggy et les cafards. »

Pas de bol, je tombais sur un reportage genre : « Les jeunes y font trop n’importe quoi. La preuve ! »
Et effectivement, la preuve était irréfutable, indéniable, imparable et choquante.

Sur ces images, on y voit des tas de bandes de yéyés même pas majeurs s’envoyer dans le pif l’équivalent en cocaïne de la dune du Pyla. Et tout ça en une seule soirée.

Evidemment, ça m’a foutu les jetons, profondément choqué, limite désabusé.

Alors voilà ! On est jeunes, on est des punks, c’est la fête on peut faire n’importe quoi, on s’en fout.


Ces petits cons utilisent le même billet.


Hey les mômes, l’hygiène alors, ça vous dit rien ?

Toutes ces notions qu’on essaye de vous inculquer depuis des années sont-elles restées lettres mortes ?

C’est quoi votre but dans la vie, faire des échanges de crottes de nez via billet de cinquante avec vos petits camarades ?
Vous transmettre la grippe non porcine, non mexicaine, non américaine, à tire-larigot ?
Ca vous dégoute même pas un tout petit peu ?


Et surtout, surtout, soyez égoïstes, ne pensez pas aux autres.

Après tout si le lendemain, vous filez à la boulangère votre biffeton vérolé, tout pourri de morve, vous n’en avez rien à battre, vous avez refilé le bébé et c’est sûrement un brave gars qui se retrouvera les doigts crottés de mikey à la schnouff. Alors qu’il voulait juste se faire des tartines.

Avec vos conneries, j’ose plus aller acheter du pain.

Chacun sa paille bordel !!

 

- page 1 de 47