Bienvenue au bordel

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mercredi 31 août 2011

Incroyable talent

Quelquefois, genre très souvent, il m'arrive de regarder la télé. Je sais, je vis dangereusement.
Et aujourd'hui, incroyable hasard, il y avait un tunnel de publicités.

L'une d'entre elles me disait que je deviendrais probablement une lycéenne très cool si j'achetais des cahiers car, selon le slogan, "Le talent, c'est d'avoir envie."

Vous me croirez ou non, mais ça m'a carrément filé le coup de boost au moral.

Moi qui me prenait pour un fameux moins que rien, j'ai réalisé soudainement que, genre plein de fois par jour, j'étais gavé de talent : talent de dormir, de manger, de faire caca, de me casser vachement tôt du taff et tout un tas d'autres talents dont je n'avais même pas idée.

Et puis ça sera tout, je commence à me sentir un talent de dormir.

jeudi 30 juin 2011

Par la sainte moustache de Candy

Actarus.
Albator.
Capitaine Flam.
Cobra.
Jayce et ses enfoirés de conquérants de mon zguègue.
Et la plupart des connards des dessins animés de mon enfance.
Sont maintenant plus jeunes que moi...

En fait, il a quel age Casimir ?

lundi 31 janvier 2011

Méprise de tête

Chatoyants manants, belles Dames et nobles seigneurs, oyez le récit épique qui va suivre.

Pour ce, allez donc quérir céans le bon gars qui lira à haute voix la suite du texte ou alors c’est que vous oyez par les yeux ce qui est un véritable signe de dysfonctionnement malgré la beauté de l’allitération.

Ainsi donc en une incertaine année de la décade dite « des flamboyantes seventies », un éminent chirurgien, que nous appellerons Docteur Vroum, et son fidèle vassal, répondant au sobriquet de bon à rien d’interne, allaient prodiguer leurs connaissances médicales sur quelques requérants aux corps détraqués.

Le temps du chirurgien étant précieux, l’interne s’était acquitté des basses besognes, consistant en l’occurrence à préparer les dossiers des malades et indiquer au boss quel mal afflige quel client.

L’interne annonce au docteur Vroum que le premier malheureux est frappé d’une crise hémorroïdaire aussi douloureuse à son fion que si y logeait un cactus brulant recouvert de sauce pimentée.

Le docteur Vroum l’invite donc dans une salle d’examen afin de procéder à l’examen de rigueur.A savoir un toucher rectal.

5 minutes d’exploration digito-rectale n’ayant pas permis la détection d’un signe préoccupant, le docteur enjoint au brave homme de remonter son falzar, lui prescrit une crème apaisante et c’est limite s’il lui met pas une petite claque amicale sur la joue, du genre « ça ira mon p’tit gars » avant de partir vers d’autres aventures. Si tant est que l’on puisse qualifier d’aventures les entorses, fractures bénignes, pustules rougeâtres et autres panaris.

Nos deux compères se dirigent alors vers le client suivant, attendant sagement son tour à un autre endroit.

Arrivé à quelques pas de lui, l’interne blêmit.
Il arrête le docteur dans son élan et lui glisse fébrilement à l’oreille : « Bon sang de bonsoir docteur, une indéniable ressemblance physique entre les deux malades a généré une fort regrettable inversion de ma part quant à l’objet de leur visite. »
- Vous voulez dire que…
- Oui, c’est lui qui venait pour les hémorroïdes.

Après avoir pris le temps de mettre une grosse calbote à ce bon à rien d’interne, le docteur Vroum revient sur ses pas, n’y retrouve pas l’infortuné précédemment doigté mais ouï parfaitement les hurlements d’indignation en provenance du secrétariat.

Forcément : le gars, on lui dit de se mettre sur une table le cul en bombe, on lui fouille une voie pour le moins privée, on lui prescrit un tube de préparation H et on le laisse un plan, alors qu’au départ il est venu pour un genre de traumatisme crânien, il y a moment où malgré le respect de l’autorité médicale, l’ahurissement laisse place à une légitime colère.

 

Moralité : « Quand t’as un traumatisme crânien, faut pas ressembler à celui qu’a mal au cul. »

jeudi 16 septembre 2010

Pas mieux

Vous savez ce que c’est, on est assis dans un chouette fauteuil tout ce qu’il y a de moelleux, les pieds sont au chaud dans les charentaises, l’élastique du slip est tendu comme il faut, on se relaxe tranquillement en jouant au bilboquet, en lisant un précis de physique quantique bulgare, en grignotant un oignon cru ou tout autre activité sympathique du même genre.

Puis soudain, on se dit « Ha ben mon gars, là je suis vraiment bien. Mais avec une bonne pipe, je serais mieux. »

Du coup vous en parlez à la bergère, qui vous regarde alors comme si vous lui aviez posé une crotte de nez sur le front et vous répond dédaigneusement « Tu sais, le mieux est l’ennemi du bien.»

En conséquence, vous êtes obligés d’aller chercher vous mêmes votre bague à tabac, votre pipe, et de remplir l’une avec le contenu de l’autre avec vos propres doigts.

Comme ce genre de désagrément est plus que pénible, vous réfléchissez cinq minutes pour trouver la parade afin que cela ne se reproduise plus jamais.

Si vous avez bien cogité comme il faut, vous en arrivez à la conclusion que la bergère n’est pas au fait des choses du monde et vous décidez de l’abonner derechef à la crème de l’information internationale : Marvel, Strange et La Gazette de Ouagadougou.

Ben oui, c’est forcé, elle vous a quand même asséné sans sourciller : « LE MIEUX EST L’ENNEMI DU BIEN ! »

Haha !!

Le Scorpion Noir, Brutal Destructor, Herr Doktor Malefik, L’Hermine Pestilencielle ou Aisselles Féroces sont eux , entre-autres, des ennemis du bien.

Mais on n’a jamais vu à la une des journaux « Une fois de plus l’odieux complot du Mieux a été déjoué», pas plus qu’au 20h le JT n’a commencé par « La Ligue des super héros du Val de Marne a mis le Mieux en déroute. »

Tout simplement parce que Le Mieux est un méga pourri nom de vilain. Ca évoque que dalle au niveau de la volonté de nuire associé à un pouvoir quelconque.

Les vrais bad boys ont un sens inné de la comm’, aucun d’entre eux n’imaginerait mettre le feu à New-York en gueulant « Prenez ça de la part du Mieux ! », ça ne ferait pas sérieux.

Quand j’en ai parlé à la bergère, elle a eu l’air bien désolé. Comme si elle réalisait à quel point elle avait manqué de pertinence en me sortant sa réplique toute moisie.

Puis elle m’a répondu : « C’est bien ce que tu dis. Mais le mieux, ce serait que tu fermes ta gueule.»

jeudi 15 juillet 2010

Shoot the shout

Chers Goliopathes de tous horizons,


après le fastidieux choix de votre tenue de carnaval quotidienne, la mise au point de votre coiffure sophistiquée qui, en fin de compte, ressemblera à mon fion après un torchage négligent, l’envoi d’un demi milliers d’indispensables SMS aux autres membres du troupeau, la lecture de leurs pertinentes réponses et autres activités vaines dont vous seuls semblez détenir la profondeur, j’ai bien conscience qu’il ne vous reste pas des masses de temps de cerveau disponible pour répondre à ma sollicitation.

Et pourtant, si vous disposez ne serait-ce que d’une vague émanation de compassion, vous ne saurez pas ignorer la requête d’un pauvre bougre désorienté devant votre comportement. Exactement comme vous pouvez l’être devant une phrase de plus de cinq mots. Surtout s’ils sont bien orthographiés.

Que vous décidiez de faire la fête en plein milieu de semaine à partir de 2h30 du matin, musique à fond et fenêtres ouvertes afin que tout le voisinage profite de la qualité de vos basses, inversement proportionnelle à celle du gloubiboulga sonore dont vous abreuvez vos esgourdes, passe encore. Après tout, il est de notoriété publique que vous êtes de fieffés connards incapables de respecter qui ou quoi que ce soit hormis votre droit inaliénable à vous évader quelques temps de vos sinistres vies de nuisibles pathétiques.

Non, ce qui m’échappe vraiment c’est comment vos cerveaux malades en arrivent-ils systématiquement à associer les termes « fête»  et « hurler comme des macaques affamés devant un inatteignable régime de bananes.»

Déjà, dans les temps reculés où j’allais faire la chouille, j’étais frappé de stupeur devant le spectacle affligeant de mes congénères males ou femelles hurlant des « Youhous », « Wahou » ou autres « BoumBoum tchakalakalaka boum boum » à tour de rôle parce que « c’est la fête ! »

Et aujourd’hui, rien n’a changé. Il semblerait même que le phénomène se soit amplifié si j’en juge l’autre nuit durant laquelle j’ai cru que des voisins avait organisé une séance de fermeture de porte sur couilles.

Pourtant, je vous jure que vous vous trompez, vous êtes dans l’erreur : en aucun cas vos brames ne sont un signe que c’est l’éclate, que c’est trop fun, que vous êtes assis sur le toit du monde et youpi !

De mon point de vue, ça ressemble à de l’auto persuasion, à un flagrant manque d’imagination, à un réflexe pavlovien sans origine précise, retransmis d’abrutis à ahuris comme le témoin d’une profonde débilité transgénérationnelle.

Ou alors il faut me répondre et bien m’expliquer.

Mais il va falloir être convaincant, parce que pour l’instant sur l’échelle de l’évolution, je vous situe entre du gravier de litière et une mycose purulente.

Bien à vous les glands.

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